13.b’

Après ces événements, la première nuit hors de danger, nous avions l’habitude de partir aux marchés nocturnes, plus bas dans la vallée.

La foule descendait pour rejoindre celleux qui y étaient déjà. Là-bas, on pouvait y acheter toutes sortes de choses et repartir avec plus que de mesure. On y prenait tout et n’importe quoi, à ne plus compter. Des mains se perdaient parfois dans des sacs de graine que nous volions rapidement pour les manger aussitôt.


C’était lumineux et bourdonnant. Depuis la forêt, on aurait pu voir une fourmilière en feu et nous, plus bas, dansions entre les étalages et les stocks jusqu’à ce que les étourneaux se réveillent et commencent à chanter au matin.

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