Dans ton sac, tu avais suffisamment de quoi te nourrir pour la soirée et peut-être même pour les jours qui suivent. Se perdre en forêt ne pardonne pas et on t’a toujours obligé, petit, à ne pas t’éloigner du groupe, à suivre les cours d’eau et surtout à emporter avec toi de quoi manger.
C’était des règles que tu n’écoutais plus avec le temps. Tu partais souvent seul, tu savais te repérer loin des ruisseaux et surtout, la forêt offrait suffisamment de quoi se nourrir pour toustes. Malgré tout, tu finissais toujours avec des kilos de provision dans ton sac, que tes parents glissaient avant tout départ.
Ce n’était pas des grands repas, mais la cuisson au bois et la saveur des plats que l’on t’avais préparé était douce.