13.c’

Après ces événements, la première nuit hors de danger, nous avions l’habitude de former des groupes pour emprunter les chemins à la recherche de graines, de fleurs comestibles et de champignon la forêt était suffisamment grande et riche pour trouver de quoi bien se nourrir de plantes.

De manière racinaire, les groupes se sont divisés encore, à chaque intersection, jusqu’à n’être plus que deux ou trois.


C’était l’occasion de se retrouver. La vie en groupe efface parfois certainE d’entre nous. Les plus timides ou réserver, celleux qui n’avais pas le courage de s’exprimer à l’ensemble, parlaient maintenant. J’ai vu dans le regard de mes camarades, la tristesse d’évoquer la pluie, mais aussi le bonheur de réemprunter ces chemins.


Nous marchions l’unE à côté de l’autre, à une distance suffisante pour s’entendre, mais séparé par quelques mètres. Iel disparaissait parfois derrière un arbre. Mon amiE est devenu une fée. Iel avait la démarche légère et le pouvoir de s’éloigner plus loin, jusqu’à disparaître de mon champ de vision et réapparaître aussitôt. Je ne l’ai pas suivie, iel finirai par revenir sur le chemin.

—>