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Moi aussi, j’en ai construit des cabanes. Des branches qui s’entrelacent et qui se mêlent, jusqu’à reformer un petit buisson pour se cacher.

Tu sais, lorsque la pluie arrive, celle qui s’annonce pendant des jours, il a fallu nous protéger, moi et mes camarades. La pluie n’épargne personne par ici… À vrai dire, ce n’est pas vraiment de la pluie qui nous fait peur, parfois, il nous est même arrivé de l’attendre, lors d’été caniculaire qui brûle les feuilles et la peau.

Mais, lorsqu’elle ne s’arrête pas, alors c’est la noyade. Le sol s’inonde, les fagots de bois mouillé empêchent le feu et la lumière, la vie sous les bois pourrie peu à peu.

J’ai les pieds lourds et le poids de la boue s’accumule sur mes chaussures. Si je n’étais pas rentré avant la fin de l’averse, je me serais transformé en être d’argile et de feuilles.

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