6a.

Oui, en quelques sortes.

Enfin, je ne sais pas… Lorsque je reste longtemps assis à un endroit, je crois entendre le chant du vent sur les arbres, ou peut-être me parle-t-il ? Qu’a-t-elle à me dire ? J’ai été le témoin de mouvements de branches réguliers et du clignement d’une goutte sur une feuille me parlant en morse.

J’ai vu la forêt prendre vie, des fées à travers le mouvement des abeilles, des gobelins dans les feuillages et j’ai cru entendre un loup au loin à la tombée de la nuit.

Pour être honnête, je ne sais pas si c’est vrai, mais, moi et copaines vivons dans ce monde que tu appelles « magique ». Ce n’est pas la réalité, ce n’est pas un mirage, ce n’est pas un rêve mystique, seulement une autre facette d’expliquer le monde que nous côtoyons.

Un jour, nous sommes partiES en balade. Ce n’était qu’une promenade en forêt, une simple cueillette à travers les bois. La petite balade est devenue grande aventure.

Nous nous sommes raconté des histoires en ramassant des jeunes poussent de pin pour en faire un sirop. Il y avait un arbre sacré, une forêt magique, des plantes qui auraient le pouvoir de soigner les plaies. Nous avons joué avec les légendes, les avons déformées pour en créer des nouvelles.

L’unE d’entre nous a trouvé une écorce et s’en est fabriqué un masque, les autres ont suivi. Mes amiES sont devenuES des fées, des elfes et des gobelins. Iels sont queer, folles, étrange et bizarre. Iels se transforment et débordent.

Une fois la cueillette terminée, nous avons repris les chemins et déposé les masques d’écorces au pied d’un bouleau, comme pour dire au revoir aux êtres qui nous avaient accueilliES.

—>