7.

L’air frais s’est infiltré avec le dernier rayon de soleil. L’été était bien là, mais les nuits dans la vallée étaient marquées par l’humidité et l’intensité du vent.

Maintenant plongé dans l’obscurité, tu n’avais rien pris avec toi pour t’isoler du froid excepté une couverture de survie. Tu l’as sorti pour t’enrouler dedans, mais très vite, tes mains et tes pieds se sont engourdies.

Tu as pris une grande inspiration ;

Et tu as soufflé sur tes doigts pour te réchauffer.

Après quelque temps et malgré sa vétuste apparence, tu t’es décidé à allumer le poêle avec les morceaux de bois que les ancienNES visiteurEUSES avaient préparé.

D’abord, tu as sorti un vieux couteau de ton sac pour tailler du bois en copeaux : ils aideront à faire partir le feu plus vite. Celui que tu gardes toujours avec toi et que tu avais pris dans le tiroir de chez tes grands-parents. Le manche était marqué par le temps et iels avaient l’habitude de l’utiliser pour éplucher les patates, ramasser des champignons ou bien comme tournevis.

Au bout d’un moment, l’air chaud a pris place dans le refuge et tu as rapproché tes mains du feu. Puis parce que l’ennui est venu avec le froid, tu as continué à tailler le bois avec ton couteau, des formes sans but que tu finiras par jeter dans le feu.

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