Tu t’es abrité dans un petit refuge ; Une cabane plutôt, et un second flash a fait vibrer la cime des arbres. Tu l’as vu par la petite fenêtre.
Un
Deux
Trois
Il est tombé non loin d’ici.
Tu es resté longtemps. D’abord quelques minutes, puis quelques heures, le temps que l’averse, qui avait commencé après le premier tonnerre, se calme.
Pour trouver refuge, tu as réussi à rejoindre l’une des vallées. Tu n’es pourtant pas tiré d’affaire. Ici, les forêts se sont installées en hauteur, sur les plateaux. Elles ont laissé les vallées aux cours d’eau et aux humainES
Lorsque tu étais en haut, les forêts se divisaient en craquelures, comme un sol d’argile séché. Lorsque tu étais plus bas, une succession de petites collines laissant deviner celles qui suivraient. Cette topologie complexe t’obligerait à retraverser forêts après vallées, pour retrouver d’autres forêts, avant d’arriver au village.
Dans le petit espace de ta cabane, pas grand-chose. Elle n’était qu’un lieu de passage, un endroit où l’on ne reste que pour la nuit. Il y avait un espace pour dormir, sans couette ni même matelas, deux chaises, une table et un poêle avec un stock de bois que d’autres avaient coupé. CertainES des ancienNES visiteurSES avaient même laissé des objets en guise de souvenir ou d’offrandes.
C’était un endroit où on pouvait passer la nuit, mais l’espace pour dormir ne permettait pas de s’y installer sans apporter un minimum de confort : un tapis de sol et un sac de couchage
Toi, tu n’avais rien de tout cela, mais la nuit tombait peu à peu et il valait mieux passer la nuit au sec dans cette cabane, que seul, perdu dans la forêt.
Et toi, tu as déjà construit des cabanes dans les bois ?